Le MET–Aéroport métropolitain de Montréal, situé dans l’arrondissement de Saint-Hubert, entrera en service à partir du 15 juin prochain. À la veille de la saison estivale, cette nouvelle infrastructure se positionne comme une alternative pour les voyageurs avec une offre centrée sur le marché canadien.
Le terminal sera principalement exploité par Porter Airlines, qui prévoit des liaisons vers Toronto, Halifax et Vancouver. Le transporteur québécois Pascan Aviation assurera pour sa part des dessertes régionales. Les promoteurs tablent sur environ un million de passagers dès la première année d’exploitation.
Construit à partir d’août 2023, le projet représente un investissement d’environ 500 millions de dollars. L’aérogare dispose d’une capacité annuelle estimée à 4 millions de passagers et comprend neuf portes d’embarquement. L’ouverture officielle et les détails des fréquences de vols doivent être annoncés prochainement.
L’activité du site restera toutefois limitée aux vols domestiques et régionaux. En raison du monopole d’Aéroports de Montréal sur les liaisons internationales, aucun vol vers les États-Unis ou les destinations soleil ne sera opéré depuis Saint-Hubert.
Le projet a connu une révision à la hausse de son coût initial, notamment avec l’ajout d’un centre de dégivrage et des aménagements routiers. Ces ajustements ont entraîné un léger décalage du calendrier initial.
Sur le plan environnemental, la question du bruit reste suivie de près par les riverains. Les appareils E195-E2 utilisés par Porter sont considérés comme plus silencieux, mais l’augmentation du trafic pourrait modifier le niveau sonore dans les zones avoisinantes.
Ce projet est porté par un partenariat entre Porter Airlines et la firme Macquarie Asset Management, avec l’appui financier de la Banque de l’infrastructure du Canada. Il vise à renforcer l’offre aéroportuaire dans la région montréalaise, en complément de l’aéroport Montréal-Trudeau.
