Des travailleuses du soutien scolaire ont perdu leur emploi pour avoir refusé de retirer leur voile durant les heures de travail. Le ministre de l’Éducation du Québec, Bernard Drainville, a défendu publiquement l’application de la loi sur la laïcité ce jeudi 26 février, affirmant que la décision relève d’un choix personnel.
Dans un long message publié sur Facebook, il déclare : « Il faut dire les vraies choses. Les personnes qui ont perdu leur emploi pourraient encore travailler à l’école aujourd’hui si elles avaient choisi de retirer leurs signes religieux pendant les heures de travail. » Et de rajouter : « Elles n’ont pas été congédiées. Elles ont fait un choix personnel, en toute connaissance de la loi. C’est leur choix, et elles doivent en assumer les conséquences. »
Le ministre rappelle que le projet de loi 94 a été déposé après le scandale de l’École Bedford. Selon lui, ce texte élargit l’obligation de neutralité religieuse à tout le personnel scolaire, et non plus seulement aux enseignants. « Cette loi instaure une laïcité et une neutralité religieuse strictes pour l’ensemble du personnel scolaire », écrit-il, précisant qu’elle met fin aux accommodements et aux congés religieux.
Dans ses propos, Drainville martèle que “la laïcité dans nos institutions publiques et nos écoles est un principe non négociable”. Il affirme que le gouvernement de la Coalition Avenir Québec agit pour garantir un environnement scolaire “véritablement sans religion” et protéger les élèves de toute pression religieuse.
