Une série de perquisitions a été menée jeudi 26 février 2026 dans plusieurs villes de la Rive-Sud, dans le cadre d’une enquête parallèle liée à la mort du jeune Nooran Rezayi, abattu par un policier de Longueuil en septembre 2025. Des mineurs ont été interpellés au cours des opérations.
Ce jour, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a exécuté des mandats de perquisition à Beloeil, Brossard, Candiac, Longueuil et Saint-Philippe. Conformément aux règles en vigueur lorsqu’un corps policier est impliqué, l’enquête a été confiée à un service externe afin de garantir l’impartialité. Les autorités cherchent à établir ce qui a motivé l’intervention des policiers de Longueuil le jour du drame et à déterminer si une infraction avait été commise ou planifiée avant les événements.
Ces perquisitions ne visent pas l’usage de la force ayant conduit au décès de l’adolescent. Cet aspect fait toujours l’objet d’une enquête indépendante menée par le Bureau des enquêtes indépendantes (BEI), dont la dernière mise à jour publique remonte à septembre.
Les faits
Le 21 septembre dernier, un appel au 911 signalant la présence de jeunes cagoulés et menaçants dans un secteur résidentiel de Saint-Hubert, à Longueuil, a déclenché l’intervention. Selon des images de caméras de surveillance diffusées par les avocats de la famille, les policiers sont arrivés rapidement sur les lieux. Plusieurs adolescents ont pris la fuite. En moins de dix secondes après leur sortie du véhicule, un agent a ouvert le feu sur Nooran Rezayi après lui avoir ordonné à trois reprises de se coucher au sol.
La famille du jeune homme dénonce un recours excessif à la force. En décembre 2025, elle a intenté une poursuite civile de 2,2 millions de dollars contre la Ville de Longueuil et les policiers concernés. Dans la foulée, la mairesse Catherine Fournier a sollicité du ministère de la Sécurité publique l’ouverture d’une enquête administrative sur le service de police, évoquant des manquements présumés.
