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Kidnappings à Kinshasa : Félix Tshisekedi s’inquiète, Jacquemain Shabani parle de rumeurs

by Etienne Kambala
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La question des kidnappings présumés dans la capitale congolaise, Kinshasa, a été abordée lors du 82e Conseil des ministres tenu vendredi 13 mars 2026 au Palais de la Nation. Tandis que le président de la République s’inquiète de la situation sécuritaire, le vice-Premier ministre de l’Intérieur évoque, lui, des informations non vérifiées.

Au cours de cette réunion gouvernementale, le président de la République, Félix Tshisekedi, a exprimé sa préoccupation face aux multiples alertes signalant des cas de kidnappings dans plusieurs quartiers de Kinshasa. Il a appelé les services de sécurité à rester vigilants et à agir rapidement pour prévenir toute menace contre la population.

Le chef de l’État a insisté sur la nécessité pour les forces de l’ordre et les services de renseignement de renforcer leur dispositif afin d’identifier et de démanteler d’éventuels réseaux criminels. Cette réaction intervient alors que les inquiétudes grandissent parmi les habitants de la capitale.

Pour sa part, le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, a relativisé ces informations. Selon lui, plusieurs cas relayés dans l’opinion publique ne reposeraient pas sur des preuves solides et pourraient être liés à des rumeurs amplifiées sur les réseaux sociaux. « Il ressort que ces cas relèvent plus de rumeurs que de la réalité. Dix-huit cas ont été examinés et tous ne sont pas avérés », indique le compte rendu du Conseil des ministres.

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Face à cette situation, le ministre de l’Intérieur envisage de lancer des actions de sensibilisation en collaboration avec des mouvements associatifs, des artistes et des troupes de théâtre afin de lutter contre la propagation de fausses alertes et d’encourager la vérification des informations.

Cette divergence d’appréciation alimente la polémique sur les réseaux sociaux. Dans l’opinion, certains estiment que la population est laissée à elle-même et reprochent aux autorités de ne pas prendre suffisamment au sérieux ces inquiétudes sécuritaires.

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