Le président américain Donald Trump a donné, samedi 28 février 2026, le feu vert à des opérations militaires contre l’Iran, invoquant des « menaces imminentes » pour le territoire des États-Unis. Des frappes ont causé plusieurs morts, dont l’ayatollah Ali Khamenei.
Dans une allocution télévisée de huit minutes prononcée le week-end dernier, Donald Trump a affirmé que le régime iranien se trouvait à « une semaine » de posséder des armes nucléaires ainsi que des missiles balistiques capables d’atteindre le sol américain. Le chef de la Maison-Blanche a justifié sa décision par la nécessité de prévenir un danger immédiat contre la sécurité nationale.
« Ils reconstruisent leur programme nucléaire et développent des missiles à longue portée capables de menacer nos alliés en Europe, nos troupes et bientôt le territoire américain », a-t-il affirmé.
Ces affirmations sont toutefois contestées par plusieurs organisations indépendantes. Selon des responsables des services de renseignement américains cités par la presse, le président « exagère » la menace. Donald Trump soutient néanmoins que l’Iran « reconstruit son programme nucléaire et développe des missiles à longue portée capables de menacer nos alliés en Europe, nos troupes et bientôt le territoire américain ».
En mai 2025, l’Agence du renseignement de la Défense américaine estimait pourtant que Téhéran ne disposait pas de missiles intercontinentaux. Le rapport indiquait qu’il faudrait au moins dix ans à l’Iran pour développer une telle capacité.
Sur le plan nucléaire, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) signalait que l’Iran détenait 440 kg d’uranium enrichi à 60 % avant les frappes israélo-américaines de l’été 2025, un niveau inférieur au seuil de 90% requis pour la fabrication d’une arme nucléaire. Son directeur, Rafael Grossi, a déclaré qu’« il n’existe aucune preuve crédible que l’Iran dispose actuellement d’armes nucléaires prêtes à l’emploi ».
Cette décision militaire, jugée à la fois audacieuse et controversée, ravive les tensions au Moyen-Orient. Si Washington invoque la défense du territoire américain, plusieurs experts et alliés appellent à la retenue afin d’éviter une escalade susceptible de déboucher sur un conflit ouvert dans la région.
