Des ministres fédéraux ont rencontré des dirigeants de OpenAI et pointé des failles dans les mécanismes de sécurité de ChatGPT, après la tuerie de Tumbler Ridge en Colombie-Britannique début février 2026.
Le ministre de l’Intelligence artificielle, Evan Solomon, a reconnu « une défaillance » à l’issue d’une réunion tenue mardi soir à Ottawa avec des représentants d’OpenAI. Il était accompagné de Sean Fraser (Justice), Gary Anandasangaree (Sécurité publique) et Marc Miller (Identité et Culture canadiennes). Le gouvernement a diffusé des images de la rencontre, illustrant la pression politique exercée sur l’entreprise américaine.
Selon le Wall Street Journal, l’autrice de la tuerie de Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique, Jesse Van Rootselaar, aurait évoqué des intentions violentes auprès de ChatGPT plusieurs mois avant de passer à l’acte. OpenAI n’aurait transmis ces informations aux autorités qu’après la tragédie. « On doit se demander quel a été leur raisonnement », a déclaré Sean Fraser, également procureur général du Canada, évoquant un possible ajustement du cadre légal.
Le premier ministre Mark Carney a promis d’examiner « en détail l’intégralité de la loi » applicable au secteur. Evan Solomon affirme que « toutes les options sont sur la table », alors qu’il prépare une stratégie nationale en intelligence artificielle. Le débat intervient dans un contexte diplomatique sensible. À l’approche de la renégociation de l’Accord Canada-États-Unis-Mexique, l’administration de Donald Trump réclame le retrait de certaines lois canadiennes sur le numérique, accentuant les tensions entre Ottawa et Washington.
