La santé mentale s’impose comme une préoccupation majeure en Rd-Congo, particulièrement à Kinshasa. Selon le Dr Emmanuel Epenge, médecin neuropsychiatre au Programme national de santé mentale du CNPP, neuf habitants sur dix de la capitale présenteraient des troubles psychiques.
Le spécialiste, également coordonnateur de la plateforme Congo Medika, évoque une pression urbaine permanente comme principal facteur. Il décrit un cadre de vie marqué par une urbanisation rapide et des conditions difficiles, qui exposent les populations à un stress continu.
Les embouteillages chroniques, qui allongent les temps de déplacement et augmentent la fatigue, figurent parmi les causes identifiées. À cela s’ajoutent les difficultés d’accès à l’eau potable et à l’électricité, deux éléments essentiels dont l’irrégularité contribue à fragiliser le bien-être mental.
Malgré l’ampleur du phénomène, la majorité des cas restent non diagnostiqués et sans prise en charge. Le manque de structures spécialisées, le déficit de sensibilisation et les tabous persistants autour des maladies mentales limitent la réponse du système de santé face à une situation jugée préoccupante.
