Des travailleuses et travailleurs du sexe de Montréal prévoient une grève le 23 mai prochain, en marge du week-end du Grand Prix du Canada de Formule 1. Cette action est initiée par le Comité autonome du travail du sexe afin de dénoncer les conditions de travail dans les clubs pour adultes et réclamer davantage de protections sociales.
Selon les informations rapportées par l’Associated Press et relayées par Radio-Canada, les revendications concernent notamment la suppression des frais de présence exigés aux danseuses dans certains établissements, l’accès aux protections du travail ainsi qu’une dépénalisation complète du travail du sexe au Canada. La participation à cette grève restera volontaire. Certaines personnes concernées prévoient de refuser de payer les frais imposés par les clubs, tandis que d’autres cesseront totalement leurs activités durant cette journée.
Le mouvement intervient à l’approche du Grand Prix du Canada, organisé du 22 au 24 mai à Montréal. Plusieurs témoignages évoquent une augmentation importante des frais réclamés aux danseuses durant cette période, considérée comme très rentable pour les établissements en raison de l’arrivée massive de touristes. Certaines travailleuses dénoncent également l’absence de protections en cas d’accident, de maladie ou d’agression dans l’exercice de leur activité.
Les organisateurs souhaitent aussi attirer l’attention sur le cadre légal actuel au Canada. Si la vente de services sexuels n’est pas illégale, l’achat de ces services ainsi que l’exploitation de maisons closes restent criminalisés. Des militantes et associations estiment que cette situation complique les conditions de sécurité des travailleuses et travailleurs du sexe et les prive de plusieurs droits liés au travail.
