Le procès du pasteur d’origine congolaise Guy John Imani Kasongo s’est ouvert vendredi dernier au palais de justice de Québec. Cet homme d’une quarantaine d’années est poursuivi pour une agression sexuelle présumée commise entre février et avril 2025 sur une jeune fidèle de son église.
Selon le témoignage de la plaignante, elle a rencontré l’accusé à l’Église universelle de Jésus-Christ, où il lui avait été présenté comme son « père spirituel ». Elle a expliqué devant la cour que ce rôle consistait à agir comme intermédiaire entre elle et Dieu afin de prier pour résoudre des difficultés personnelles ou spirituelles.
La jeune femme a indiqué qu’au cours de séances de prière à son domicile, l’homme “lui aurait demandé d’effectuer des gestes intimes sous prétexte de rituels spirituels”. Elle affirme également qu’un quatrième épisode se serait soldé par une relation sexuelle qu’elle dit ne pas avoir comprise sur le moment.
Le ministère public soutient que la plaignante n’était pas en mesure de donner un consentement valide en raison du rapport de force entre elle et l’accusé. Le procès, entendu devant le juge Louis Dionne, doit se poursuivre la semaine prochaine. Une mesure spéciale empêche tout contact visuel entre l’accusé et la plaignante durant son témoignage.
