Lors d’une allocution télévisée, le président français, Emmanuel Macron a désigné Téhéran comme principal responsable de la crise tout en appelant à un arrêt des frappes et à une reprise urgente des discussions diplomatiques.
Le président français a pris la parole mardi soir pour s’exprimer sur l’escalade des tensions au Moyen-Orient. Il a affirmé que « la responsabilité première de cette situation » incombe à l’Iran, accusé d’avoir développé un programme nucléaire « dangereux », des capacités balistiques avancées et d’avoir soutenu des groupes armés dans les pays voisins. Il a également évoqué les milliers de victimes de la répression menée par le régime iranien en début d’année.
Dans le même temps, le chef de l’État a dénoncé les frappes israélo-américaines, estimant qu’elles ont été conduites « en dehors du droit international ». Il a rappelé que la France, aux côtés de l’Allemagne et du Royaume-Uni, a plaidé pour un arrêt rapide des opérations militaires. Selon lui, seule une reprise des négociations diplomatiques peut ouvrir la voie à une paix durable. Il a averti qu’une extension des opérations au Liban constituerait une « escalade dangereuse » et une « erreur stratégique ».
Sur le plan sécuritaire, Emmanuel Macron a confirmé le rapatriement de ressortissants français présents dans la région. Deux premiers vols doivent atterrir à Paris dans la soirée. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot avait annoncé plus tôt dans la journée la mise en place de ce dispositif. Le président a insisté sur sa « responsabilité de protéger les compatriotes et de défendre l’intérêt national ».
La France renforce également son dispositif militaire. Des moyens de défense antiaérienne supplémentaires seront déployés à Chypre. La frégate Languedoc et le porte-avions Charles-de-Gaulle rejoindront la Méditerranée. Emmanuel Macron affirme vouloir bâtir une coalition pour sécuriser les voies maritimes stratégiques, menacées par les conséquences du conflit sur le commerce international.
