L’armée israélienne a annoncé ce lundi 2 mars qu’elle comptait « intensifier » ses frappes contre le Hezbollah, en réponse à des tirs de roquettes en provenance du Liban.
Le général israélien Rafi Milo, chef du commandement nord, a indiqué dans un communiqué sur Telegram que le Hezbollah allait « payer le prix fort » pour son soutien à Téhéran. Les habitants d’une cinquantaine de localités ont reçu l’ordre d’évacuer leurs maisons et de se rendre dans des zones dégagées.
Selon un journaliste de l’AFP à Beyrouth, de fortes explosions ont été entendues dans la nuit, au moment où l’armée israélienne frappait des cibles du Hezbollah, notamment dans la banlieue chiite sud de la capitale. L’armée affirme agir « en réponse aux tirs de projectiles du Hezbollah », qui ont déclenché les sirènes d’alerte aérienne dans plusieurs zones d’Israël.
Le Hezbollah a confirmé son attaque, la première depuis le lancement de l’offensive américano-israélienne contre l’Iran. Le mouvement chiite a revendiqué « une salve de missiles et un essaim de drones » pour « défendre le Liban et son peuple » et en représailles à la mort d’Ali Khamenei et d’autres responsables iraniens.
De son côté, Israël a indiqué avoir intercepté certains projectiles et que d’autres sont tombés dans des zones dégagées sans faire de victimes ni de dégâts. Le chef d’état-major israélien, Eyal Zamir, a averti que « tout ennemi qui menace notre sécurité en paiera le prix fort ».
Le premier ministre libanais Nawaf Salam a condamné les tirs vers Israël, les qualifiant d’« acte irresponsable et suspect » mettant en danger la sécurité du Liban. Il a promis d’identifier et d’arrêter les responsables.
Dans le contexte régional, les Gardiens de la Révolution iraniens ont confirmé le tir de six missiles par le Hezbollah en direction du port israélien de Haïfa et annoncé que le Yémen « entrera aussi dans la bataille dans quelques heures ». La situation survient alors qu’une conférence internationale à Paris, destinée à soutenir le désarmement du Hezbollah, a été reportée par Joseph Aoun et Emmanuel Macron.
