Alors que certains États africains ont refusé des financements américains pour des raisons de souveraineté et de protection des données, la République démocratique du Congo a choisi de signer un partenariat stratégique de 1,2 milliard USD avec les États-Unis.
De 2026 à 2031, la Rd-Congo bénéficiera d’un programme combinant 900 millions USD d’aide américaine et 300 millions USD de contributions nationales. L’objectif est de renforcer le système de santé, améliorer l’accès aux soins et préparer le pays aux urgences sanitaires. Les domaines prioritaires incluent le VIH/SIDA, le paludisme, la tuberculose, la santé maternelle et infantile, ainsi que l’éradication de la polio.
Cette décision contraste avec la position d’autres nations africaines. Le Zimbabwe a interrompu les négociations autour d’un accord de 367 millions USD, tandis que la Zambie a rejeté un financement d’un milliard USD, invoquant des inquiétudes sur l’accès aux données de santé et les conditions de coopération médicale. Des discussions sont également en cours avec le Burkina Faso.
Pour Kinshasa, l’accord marque un tournant dans la coopération sanitaire. Les autorités misent sur un soutien financier structuré pour moderniser les infrastructures, renforcer les capacités locales et réduire la mortalité liée aux maladies évitables. En parallèle, cette démarche relance le débat sur la souveraineté, la gestion des données et les conditions des partenariats internationaux en santé.
