La société civile alerte sur une série noire de naufrages enregistrés entre le 5 janvier et le 20 février 2026 sur le fleuve Congo, en direction de la province de l’Équateur. Au moins vingt embarcations ont chaviré, faisant plus de 5 000 morts ou disparus.
Plus de 5 000 passagers ont péri ou restent introuvables sur le fleuve Congo entre le 5 janvier et le 20 février, selon des chiffres avancés par la société civile. Les drames se sont produits sur l’axe fluvial menant vers la province de l’Équateur, où le transport par voie d’eau reste vital pour des milliers d’habitants.
Au moins vingt embarcations ont chaviré durant cette période. Il s’agit notamment de baleinières, de pirogues motorisées, de pirogues simples et de radeaux. Plusieurs accidents auraient eu lieu en pleine nuit, dans des conditions de navigation jugées précaires.
La société civile accuse le Commissaire fluvial d’inaction face aux dérives observées sur le fleuve. Elle dénonce l’absence de gilets de sauvetage, la surcharge chronique des embarcations, la navigation nocturne incontrôlée ainsi que le transport de produits dangereux à bord des bateaux transportant des passagers.
Face à cette hécatombe, des voix s’élèvent pour exiger des enquêtes indépendantes et des mesures urgentes. Les acteurs locaux appellent les autorités à renforcer le contrôle des embarcations, à imposer le port obligatoire de gilets de sauvetage et à sanctionner les contrevenants afin d’éviter de nouveaux drames sur le fleuve.
