En visite en RDC, la ministre belge de l’Asile et de la Migration a plaidé pour un durcissement de la coopération migratoire. Elle annonce des retours imminents et insiste sur une politique plus restrictive.
La ministre belge de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, a effectué un déplacement en RDC dans un contexte marqué par la hausse des demandes d’asile introduites par des ressortissants rd-congolais. Selon son cabinet, ces demandes ont doublé entre 2023 et 2025, atteignant près de 2 500 dossiers. La RDC figure désormais parmi les principaux pays d’origine des demandeurs d’asile en Belgique, aux côtés de l’Afghanistan et de la Palestine.
Face à cette tendance, les autorités belges annoncent des mesures immédiates. Un premier groupe de demandeurs d’asile congolais doit être renvoyé à partir de la semaine prochaine. Ces retours concerneront à la fois des départs volontaires et des expulsions forcées. La ministre affirme vouloir réduire les arrivées et renforcer les mécanismes de retour.
Lors de ses interventions dans les médias, Anneleen Van Bossuyt a rappelé que les demandes d’asile ne peuvent pas être introduites après une entrée sur le territoire avec un visa touristique. Elle précise également que les personnes considérées comme des migrants économiques ne sont pas éligibles à la protection et seront renvoyées. Le taux d’acceptation des demandes introduites par des ressortissants rd-congolais reste faible, inférieur à 15 pour cent, avec un recul à 10,7 pour cent au premier trimestre 2026.
Cette orientation s’inscrit dans une politique migratoire plus stricte adoptée par le gouvernement belge depuis 2025. Plusieurs mesures ont été prises pour limiter les arrivées, notamment le durcissement des règles de regroupement familial et la restriction de certaines aides pour les personnes déjà protégées dans un autre pays de l’Union européenne. Une réforme récente prévoit également la possibilité pour la police d’intervenir dans des domiciles privés pour interpeller des étrangers en situation irrégulière, une disposition qui doit encore être examinée au regard du droit belge et européen.
