La description officielle du Likweli (Colobus congoensis), une nouvelle espèce de singe endémique du Parc national de la Lomami, dépasse le cadre de la recherche scientifique. Cette découverte met en lumière un territoire encore méconnu, mais doté d’un potentiel exceptionnel pour devenir l’une des principales destinations d’écotourisme en République démocratique du Congo.
La République démocratique du Congo continue de confirmer son statut de géant mondial de la biodiversité. Des chercheurs ont officiellement identifié le Likweli (Colobus congoensis), une nouvelle espèce de colobe vivant uniquement dans le Parc national de la Lomami, au cœur du bassin du Congo. Étudié entre 2018 et 2022, ce primate présente des caractéristiques génétiques et morphologiques qui le distinguent des autres espèces de colobes africains.
Pour le journaliste de RFI Patient Ligodi, cette découverte illustre une nouvelle fois l’immense richesse naturelle du pays. Selon lui, elle rappelle que la RDC demeure l’un des territoires les plus importants au monde en matière de biodiversité.
Cette avancée scientifique constitue également une formidable vitrine pour le Parc national de la Lomami. Encore peu connu du grand public, cet espace protégé réunit pourtant tous les ingrédients d’une destination d’exception : une forêt tropicale préservée, une faune rare, des espèces endémiques et des paysages quasiment intacts. Autant d’atouts susceptibles d’attirer des visiteurs venus des quatre coins du monde.
À l’heure où le tourisme de nature connaît un essor croissant, la Lomami pourrait s’imposer comme l’un des nouveaux visages du tourisme congolais. Chercheurs, photographes, passionnés de faune sauvage et voyageurs en quête d’expériences authentiques y trouveraient un environnement unique, loin des circuits touristiques traditionnels.
Créé en 2016, le Parc national de la Lomami protège près de 8 874 km² de forêt équatoriale, auxquels s’ajoute une vaste zone tampon d’environ 22 000 km². Mais cette richesse reste vulnérable. Les scientifiques estiment que le Likweli devrait être classé parmi les espèces en danger, notamment en raison de la chasse et de la déforestation qui menacent son habitat naturel.
La découverte du Likweli offre à la République démocratique du Congo bien plus qu’une reconnaissance scientifique. Elle rappelle que le pays possède des trésors naturels capables de séduire le monde entier. Le Parc national de la Lomami apparaît désormais comme une destination incontournable pour promouvoir un tourisme durable fondé sur la conservation, la recherche et la valorisation du patrimoine naturel congolais.
Crédit Photo A La Une : Dr. Tiers
