Le gouvernement congolais a annoncé l’ouverture de poursuites judiciaires après la diffusion de contenus jugés diffamatoires visant la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Cette décision fait suite à une vague de réactions sur les réseaux sociaux après son intervention sur TV5 Monde.
Dans un communiqué daté du 25 avril 2026, les autorités dénoncent des propos assimilés à des injures, des menaces et du harcèlement numérique. Elles estiment que certaines publications dépassent le cadre de la critique politique et s’apparentent à des atteintes à la dignité de la cheffe du gouvernement. Le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, a rappelé que la liberté d’expression reste encadrée par la loi.
Cette démarche suscite toutefois une fracture dans l’opinion. Si certains soutiennent la nécessité de sanctionner les abus en ligne, d’autres y voient une réponse disproportionnée. Sur les réseaux sociaux, plusieurs internautes s’interrogent sur le choix de recourir à la justice contre des citoyens, alors que le pays fait face à des défis socio-économiques persistants.
Dans ce climat, Marley Vuvu, coordonnateur du Mouvement des Révolutionnaires Congolais, prend la parole. Il exige le retrait de la plainte dans un délai de 48 heures et met en avant les préoccupations sociales qu’il juge prioritaires. Sa réaction s’inscrit dans un courant plus large, où une partie de la population appelle à un recentrage de l’action publique sur les conditions de vie plutôt que sur la répression des prises de parole en ligne.
