Le bilan de la 17e épidémie d’Ebola dans la région des Grands Lacs dépasse désormais les 1 000 morts. Face à la progression du virus, la République démocratique du Congo et l’Ouganda intensifient leur coopération pour limiter sa propagation.
La RDC enregistre à elle seule 2 536 cas et 1 031 décès, tandis que deux autres morts ont été recensés en Ouganda, portant le bilan total à 1 033 victimes. Plus de 500 personnes ont été guéries, mais le taux de létalité reste supérieur à 40 %.
L’Ituri demeure l’épicentre de l’épidémie, avec près de neuf cas sur dix. Le virus s’est également propagé au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, où l’insécurité complique les opérations de surveillance et de prise en charge.
La flambée est provoquée par la souche Bundibugyo, contre laquelle aucun vaccin homologué ni traitement spécifique n’est encore disponible. Pour accélérer la riposte, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé des essais sur des traitements expérimentaux et un vaccin développé par l’Université d’Oxford.
Les enfants figurent parmi les plus touchés. Depuis le début de l’épidémie, 476 ont été infectés et 189 sont décédés.
Sur le plan diplomatique, Kinshasa et Kampala ont décidé de renforcer leur coordination. En visite en Ouganda le 23 juillet, le ministre congolais de la Santé publique, Roger Kamba, a échangé avec les autorités ougandaises sur la surveillance aux frontières, le partage des données et la coordination des équipes de riposte.
En Ouganda, la situation reste stable avec 20 cas confirmés et aucun nouveau cas signalé depuis une semaine. Si cette tendance se maintient, le pays pourra entamer le compte à rebours de 30 jours exigé par l’OMS avant de déclarer officiellement la fin de l’épidémie sur son territoire.
Crédit Photo A La Une : Dr. Tiers
