Le président congolais Denis Sassou Nguesso, âgé de 82 ans, est candidat à sa propre succession lors de l’élection présidentielle prévue le 15 mars prochain. Dans une récente sortie médiatique, il affirme qu’il se maintient au pouvoir pour baliser la voie à la jeunesse.
Dans un entretien avec l’AFP, Denis Sassou a souligné que la stabilité politique, parfois assurée par des dirigeants restés longtemps au pouvoir, est selon lui un facteur de progrès pour les pays africains. Il a mis en avant les infrastructures, routes, ports, universités et projets agricoles réalisés pendant son mandat et a assuré que ces actions visent également à préparer l’avenir des jeunes.
« Nous voulons faire comprendre aux jeunes que tout le travail que nous faisons, c’est aussi pour préparer les conditions de leur arrivée. Parce que nous ne resterons pas une éternité au pouvoir. Et leur tour viendra », dit-il.
Et de rajouter : « Je vois qu’en Afrique, les pays qui ont connu certains progrès, ce sont ceux qui ont eu une véritable stabilité, et même une longévité des présidents au pouvoir. »
À la tête de la République du Congo depuis 1979, avec une interruption de 1992 à 1997, Denis affrontera six autres candidats dans un contexte où l’opposition reste fragmentée et faible. Si Denis Sassou Nguesso est réélu, ce mandat sera le dernier autorisé par la Constitution, qui limite la durée du mandat présidentiel à cinq ans.
