À l’approche de la Coupe du Monde 2026, coorganisée avec les États-Unis et le Mexique, le Canada annonce un contrôle renforcé de ses frontières.
Le gouvernement canadien hausse le ton. Les autorités fédérales rappellent que la possession d’un ticket pour une rencontre du Mondial ne constitue en aucun cas un droit d’entrée au Canada. Les supporters étrangers devront se conformer aux règles habituelles d’immigration et pourront se voir refuser un visa ou être refoulés à la frontière s’ils sont soupçonnés de vouloir s’installer illégalement après la compétition.
Le ministère de l’Immigration insiste que les événements organisés par la FIFA ne peuvent pas servir de prétexte à une demande d’asile. Le dernier mot reviendra aux agents frontaliers, chargés d’évaluer le risque de séjour prolongé au cas par cas. Une ligne dure assumée par Ottawa, soucieuse d’éviter un afflux migratoire incontrôlé pendant le tournoi.
Cette fermeté intervient dans un contexte déjà tendu. Les délais de traitement des visas peuvent atteindre jusqu’à 542 jours selon les dossiers, compliquant sérieusement la planification du voyage pour de nombreux supporters internationaux. Une réalité qui risque de décourager certains fans, malgré l’attrait de l’événement.
À Toronto et Vancouver, villes hôtes des matchs au Canada, l’accès aux stades pourrait donc s’avérer plus compliqué que prévu pour les visiteurs étrangers. Si la Coupe du Monde 2026 promet un spectacle planétaire, Ottawa entend clairement rappeler que la fête du football ne fera pas sauter les verrous de l’immigration.





