La communauté congolaise est sous le choc après le décès de Roméo Katompa, ancien boxeur congolais surnommé « Bololo ». L’homme de 33 ans est mort dans la nuit du 16 au 17 juillet à Johannesburg, en Afrique du Sud, après avoir été brûlé vif lors d’une attaque dont les circonstances restent, à ce jour, largement inconnues.
Installé en Afrique du Sud depuis plusieurs années, Roméo Katompa y avait construit une nouvelle vie après avoir quitté les rings. Père de famille, il vivait à Johannesburg, où il était resté proche du milieu de la boxe. Au cours de sa carrière, il avait notamment été le sparring-partner de l’ancien champion du monde WBC des poids lourds-légers, Junior Makabu.
Selon plusieurs témoignages recueillis auprès de la communauté congolaise en Afrique du Sud, l’attaque qui lui a coûté la vie pourrait être liée à une recrudescence des violences xénophobes visant des ressortissants étrangers. Cette piste est évoquée par plusieurs sources communautaires, mais elle n’a pas encore été confirmée par les autorités sud-africaines.
À ce stade, peu d’informations officielles ont été rendues publiques. Les circonstances exactes de l’attaque, le déroulement des faits ainsi que le mobile des auteurs demeurent inconnus. Une enquête est attendue afin de faire toute la lumière sur ce drame.
La disparition de Roméo Katompa a suscité une vague d’émotion au sein de la diaspora congolaise et du monde sportif. Les hommages se multiplient sur les réseaux sociaux, où proches, amis et anciens compagnons de route saluent la mémoire de celui que beaucoup connaissaient sous le surnom de « Bololo ».
Au-delà de ce drame, cette disparition remet en lumière la question de la sécurité des communautés étrangères vivant en Afrique du Sud. Depuis plusieurs années, le pays est régulièrement secoué par des violences à caractère xénophobe, qui touchent principalement des migrants originaires d’autres États africains et continuent d’alimenter un climat d’inquiétude au sein de la diaspora.
Crédit Photo A La Une : Dr. Tiers
