Il aura fallu attendre 52 ans pour voir la République démocratique du Congo écrire une nouvelle page de son histoire en Coupe du Monde. Ce mercredi 17 juin à Houston, les Léopards ont tenu en échec le Portugal (1-1) et décroché le tout premier point de leur histoire dans la plus prestigieuse des compétitions du football mondial.
Face à une sélection portugaise emmenée par Cristiano Ronaldo et annoncée largement favorite, les Congolais ont connu une entrée en matière compliquée. Dès les premières minutes, les Portugais ont imposé leur rythme avant d’être récompensés par l’ouverture du score de Rúben Neves à la 7e minute.
Loin de s’effondrer, les hommes de Sébastien Desabre ont progressivement retrouvé leurs repères. Plus agressifs dans les duels et mieux organisés collectivement, ils ont commencé à faire douter leurs adversaires. Cette montée en puissance a trouvé sa récompense juste avant la pause lorsque Yoane Wissa a remis les deux équipes à égalité.
Au-delà du score, ce but restera comme un moment historique pour tout un peuple. Jamais auparavant un joueur congolais n’avait trouvé le chemin des filets en phase finale de Coupe du Monde. Wissa devient ainsi le premier Léopard à inscrire son nom au tableau des buteurs du Mondial.
La deuxième période a ressemblé à un long combat. Le Portugal a monopolisé le ballon et multiplié les tentatives, mais les Congolais ont fait preuve d’une remarquable solidarité défensive. Concentrés jusqu’au bout, ils ont préservé ce résultat qui vaut bien plus qu’un simple match nul.
Ce point obtenu face à l’une des meilleures nations du football mondial marque une rupture avec le souvenir douloureux du Mondial 1974, où le Zaïre avait quitté la compétition sans la moindre unité au classement. Cette fois, la RDC repart de Houston avec un point historique, des certitudes et la conviction qu’elle peut rivaliser avec les grandes nations.
Le rendez-vous est désormais fixé au 24 juin face à la Colombie. Avec cette prestation encourageante, les Léopards ont déjà envoyé un message : ils ne sont pas aux États-Unis pour faire de la figuration.
Crédit Photo A La Une : Dr. Tiers
