Les autorités congolaises veulent frapper fort contre les auteurs de messages menaçants diffusés sur les réseaux sociaux à l’encontre du président Félix Tshisekedi. Dans un communiqué publié ce lundi 11 mai, le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a annoncé l’ouverture d’une vaste procédure judiciaire visant plusieurs internautes accusés d’avoir franchi les limites de la liberté d’expression.
Cette montée de tension intervient quelques jours après la promesse faite par le Chef de l’État de distinguer Fally Ipupa pour son rayonnement culturel après ses deux concerts au Stade de France. L’annonce présidentielle avait rapidement déclenché une vive agitation sur TikTok et d’autres plateformes numériques où plusieurs comptes attribués à des supporters de Ferre Gola ont relayé des vidéos et publications offensantes contre le pouvoir.
Face à l’ampleur de ces contenus, le ministère de la Justice estime que certains messages relèvent désormais du domaine pénal. Le gouvernement considère notamment que les propos diffusés portent atteinte aux institutions de la République et risquent d’alimenter un climat de haine dans l’espace public numérique.
Selon le communiqué officiel, les magistrats et services spécialisés ont reçu instruction de lancer des enquêtes techniques et judiciaires afin de remonter jusqu’aux auteurs des publications incriminées. Les autorités précisent que les investigations viseront aussi des internautes vivant hors du territoire rd-congolais. Kinshasa affirme vouloir utiliser tous les mécanismes légaux disponibles pour identifier les responsables et engager des poursuites.
À travers cette affaire, le pouvoir rd-congolais affiche également sa volonté de renforcer le contrôle du cyberespace face à la multiplication des discours jugés extrémistes ou violents. Le ministère de la Justice appelle enfin les internautes à éviter toute instrumentalisation des artistes et personnalités publiques dans des campagnes susceptibles de provoquer des tensions ou des troubles à l’ordre public.
