Le ministère de la Justice engage une action judiciaire après la diffusion d’une vidéo impliquant la chanteuse congolaise Rebo. Les images, devenues virales le 19 avril 2026, montrent un jeune homme violenté à Pigeon, dans la commune de Ngaliema à Kinshasa. Les autorités décident de confier le dossier à la justice militaire en raison de la présence d’hommes en uniforme dans la séquence.
Dans un communiqué rendu public le 20 avril 2026, le ministre d’État indique avoir été alerté par un lanceur d’alerte. Les images transmises remontent à la nuit du 18 au 19 avril, vers 4 heures du matin, au quartier Pigeon. On y voit des hommes en uniforme frapper et maltraiter un individu présenté comme suspect dans une affaire de vol visant des biens de l’artiste.
Sur les réseaux sociaux, l’affaire a d’abord été présentée comme un simple conflit autour de 50 dollars. Une version rapidement rejetée par l’entourage de Rebo. Celui-ci évoque un vol portant sur des bijoux et une somme évaluée à 8.000 dollars. Il soutient que la chanteuse n’a pas sollicité l’intervention des militaires et désigne le réalisateur Jackem comme à l’origine de l’appel ayant conduit à cette opération violente.
Face à ces éléments, le ministère de la Justice parle de faits d’une extrême gravité. Il cite des actes de torture, des violences volontaires et l’implication présumée de militaires en dehors de tout cadre légal. Le dossier relève du Code pénal militaire et sera traité par les juridictions compétentes.
Le ministre d’État a saisi l’auditeur général des FARDC pour ouvrir une enquête. L’objectif est d’établir la chaîne des responsabilités et d’engager des poursuites contre les auteurs. Le gouvernement insiste sur le respect de la dignité humaine et promet des sanctions en cas de violations avérées.
