Le président américain Donald Trump imprime un rythme offensif à la politique étrangère des États-Unis depuis le début de l’année 2026. Arrestations spectaculaires, opérations militaires ciblées et frappes stratégiques structurent une séquence qui modifie en profondeur les rapports de force en Amérique latine et au Moyen-Orient.
Début janvier, les forces américaines capturent le président vénézuélien Nicolás Maduro lors d’une opération conduite sur le territoire du Venezuela. Washington transfère Maduro à New York pour répondre d’accusations de narcoterrorisme et de trafic de drogue. La Maison-Blanche présente l’opération comme un tournant dans la lutte contre les réseaux criminels transnationaux. Plusieurs États d’Amérique latine dénoncent toutefois une violation de la souveraineté vénézuélienne, soulignant le risque d’un précédent juridique et militaire dans la région.
Le 22 février, les forces mexicaines, appuyées par des renseignements américains, tuent Nemesio Oseguera Cervantes, chef du Cartel de Jalisco Nouvelle Génération. Cette opération affaiblit l’une des organisations criminelles les plus puissantes du continent. Mais elle provoque également des représailles violentes dans plusieurs États mexicains. Sur le plan stratégique, Washington renforce son partenariat sécuritaire avec Mexico tout en assumant un rôle direct dans la guerre contre les cartels.
Fin février, une campagne de frappes menée conjointement par les États-Unis et Israël vise des cibles stratégiques en Iran. Les autorités américaines et israéliennes annoncent la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême depuis 1989. L’Iran riposte par des tirs de missiles contre des positions américaines et des alliés dans le Golfe. Cette escalade ouvre une phase d’incertitude majeure au Moyen-Orient et expose les routes énergétiques internationales à de nouvelles tensions.
Le début de 2026 illustre une redéfinition des rapports de force mondiaux où la diplomatie traditionnelle est éclipsée par la projection de puissance militaire. Cette dynamique, efficace à court terme, pourrait cependant provoquer des effets secondaires durables, accentuant la volatilité dans plusieurs régions clés. Visiblement, Trump ne s’arrêtera pas. À suivre…
