Le débat sur la Constitution en République Démocratique du Congo s’intensifie. Relancée par le président Félix Tshisekedi en 2024, la question d’une révision de la loi fondamentale divise toujours les acteurs politiques.
Deuxième vice-président de l’Assemblée nationale et président du parti CRD, Mboso estime que la Constitution de 2006 doit être adaptée avant le prochain scrutin présidentiel. Selon lui, « seule la Bible ne peut pas être changée », laissant entendre que toutes les autres lois, y compris la Constitution, sont sujettes à révision.
Lors d’un meeting populaire au stade Vélodrome de Kintambo à Kinshasa le week-end dernier, Mboso a annoncé : « Nous irons aux élections de 2028 avec une nouvelle Constitution. L’Union sacrée détient la majorité au Parlement, rien ne pourra empêcher cette réforme. » Ces propos traduisent la détermination de l’Union sacrée à imposer des changements jugés essentiels pour sécuriser son influence politique.
Cette déclaration relance un débat qui divise le pays. Alors que l’échéance de 2028 se rapproche, la révision constitutionnelle pourrait devenir un enjeu central des campagnes électorales. Les décisions des prochains mois détermineront le cadre légal et politique de la RDC et pourraient accentuer les tensions entre majorité et opposition.
AVEC CHANCE DIKI
