La RDC fait face à une pression alimentaire persistante. Dans un rapport publié le mercredi 29 avril, l’Institut national de la statistique (INS), appuyé par le Programme alimentaire mondial (PAM), indique qu’une grande partie des ménages peine à couvrir ses besoins alimentaires.
L’évaluation réalisée pour l’année 2025 montre que 77,3% des ménages vivent en situation d’insécurité alimentaire. Cette réalité concerne près de 27,7 millions de personnes confrontées à une faim aiguë à travers le pays, avec des disparités selon les zones mais une tendance globale à la dégradation.
Le rapport met en avant des facteurs bien identifiés. Les conflits armés continuent de désorganiser les activités agricoles et les marchés. Les déplacements de populations accentuent la vulnérabilité des familles. Par ailleurs, la faiblesse des revenus, liée à la prédominance du secteur informel, limite fortement l’accès à une alimentation suffisante et équilibrée. En conséquence, environ trois ménages sur dix présentent une consommation alimentaire jugée insuffisante sur le plan nutritionnel.
Pour s’adapter, les ménages recourent à des mesures qui fragilisent davantage leur quotidien. La réduction des repas devient fréquente, certains biens sont vendus pour subvenir aux besoins immédiats et des enfants quittent l’école faute de moyens. Dans le même temps, près de 60% des foyers consacrent une part très élevée de leurs revenus à l’alimentation, au détriment de la santé et de l’éducation. Les experts insistent sur la nécessité d’une réponse coordonnée, axée sur l’aide d’urgence, le soutien aux revenus et l’amélioration des services essentiels.
