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Immobilier en RDC : à Montréal, la diaspora veut investir, mais plus à n’importe quel prix

by Mushiya Tshibangu
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Le samedi 22 août, plusieurs membres de la diaspora congolaise se sont réunis à Montréal autour d’un sujet qui suscite autant d’intérêt que de questions : l’investissement immobilier en République démocratique du Congo.

Organisée par QAVAH Group, la conférence a réuni des participants venus de Montréal, mais également d’Ottawa et de Gatineau, avec une préoccupation commune : comment investir au pays de manière plus structurée, sécurisée et réfléchie ?

Bokota TV était au cœur de la rencontre pour suivre les échanges et recueillir les impressions des participants.

Une diaspora qui veut investir, mais qui pose désormais les bonnes questions

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Achat de terrains, construction, flip immobilier, location à court ou moyen terme, gestion à distance, rentabilité… Les possibilités sont nombreuses, mais les préoccupations le sont tout autant.

C’est d’ailleurs l’un des principaux constats qui ressort de cette rencontre. La volonté d’investir en RDC existe bel et bien au sein de la diaspora, mais elle s’accompagne d’un besoin de mieux comprendre le marché, d’évaluer les risques et, surtout, de savoir comment protéger son investissement.

Les participants sont venus avec des questions concrètes sur les différentes stratégies immobilières, la gestion des projets à distance, les réalités du terrain et les solutions permettant d’investir sans nécessairement devoir superviser eux-mêmes chaque étape depuis le Canada.

À qui faire confiance lorsqu’on investit à des milliers de kilomètres ?

C’est probablement l’une des préoccupations qui a suscité le plus de réactions dans la salle.

Pour plusieurs membres de la diaspora, investir dans l’immobilier en RDC représente une réelle opportunité, mais aussi une importante source d’inquiétude. Les nombreux témoignages de mauvaises expériences vécues par ceux qui ont tenté l’aventure avant eux continuent d’alimenter une certaine méfiance.

Comment avoir la certitude qu’un terrain ou une propriété nous appartient réellement ? Quels documents permettent de sécuriser une transaction ? Quelles lois encadrent un investissement réalisé par un Canadien en RDC ? Existe-t-il des taxes ou des frais particuliers à prévoir ?

Et surtout : à qui faire confiance ?

À la famille ? À une agence immobilière ? À des partenaires locaux ? Aux institutions publiques ?

Ces interrogations ont occupé une place importante dans les échanges et illustrent l’un des principaux freins à l’investissement de la diaspora en RDC : la confiance.

Au-delà de la rentabilité d’un projet, les participants ont manifesté un besoin évident de mieux comprendre le cadre juridique et administratif dans lequel leur argent sera investi, ainsi que les mécanismes permettant de protéger leur patrimoine.

Investir au Congo sans avoir à tout gérer à distance

À cette question de confiance s’ajoute celle de la distance.

Avoir la volonté et les moyens d’investir au pays ne signifie pas nécessairement avoir le temps, les connaissances ou les ressources nécessaires pour gérer un chantier, trouver les bons partenaires ou superviser quotidiennement un projet immobilier.

La conférence a donc permis d’aborder différentes approches permettant de mieux structurer un investissement et de déléguer certaines responsabilités à des professionnels présents sur le terrain.

À travers les témoignages recueillis par Bokota TV, plusieurs participants ont d’ailleurs souligné l’importance de pouvoir compter sur un cadre structuré pour envisager plus sereinement un investissement en RDC.

Et si une partie du financement pouvait être trouvée au Canada ?

La question du financement a également occupé une place importante dans les échanges.

Une présentation de Serge Kiakuba, spécialiste en prêts hypothécaires, a permis d’explorer différents moyens existant au Canada pour accéder à des fonds susceptibles de servir au financement d’un projet immobilier en RDC.

Cette partie de la conférence a apporté une perspective particulièrement pertinente pour la diaspora : avant même de déterminer où et comment investir au Congo, encore faut-il comprendre les ressources financières auxquelles il est possible d’avoir accès dans son pays de résidence.

Les participants ont ainsi pu obtenir des informations sur différentes possibilités de financement et mieux comprendre comment leur situation financière au Canada peut s’inscrire dans une stratégie d’investissement immobilier à l’étranger.

Des questions concrètes pour des projets bien réels

Quel type d’investissement privilégier ? Acheter un terrain ? Construire ? Faire du flip immobilier ? Miser sur la location à court ou moyen terme ? Comment gérer les risques lorsque l’on vit à l’étranger ?

Ces préoccupations ont alimenté une bonne partie des échanges.

À la fin de la rencontre, les témoignages recueillis par Bokota TV faisaient ressortir un constat commun : plusieurs participants étaient venus chercher des réponses concrètes et repartaient avec une meilleure compréhension des possibilités, mais aussi des précautions à prendre avant de se lancer.

Plus qu’une conférence, un espace pour reconnecter la diaspora au marché congolais

Au-delà des présentations, la soirée s’est également voulue un moment de réseautage.

Autour de bouchées, de cocktails et de discussions, investisseurs potentiels, entrepreneurs et professionnels ont pu échanger leurs expériences, confronter leurs idées et créer de nouvelles connexions.

Dans une ambiance conviviale et structurée, la conférence aura surtout permis de réunir des personnes partageant une même ambition : participer au développement de la RDC tout en construisant leur propre patrimoine.

Et s’il fallait retenir une chose de cette rencontre, ce serait peut-être celle-ci : la diaspora congolaise ne manque ni d’intérêt ni d’ambition pour investir au pays. Mais après les expériences difficiles racontées au fil des années, elle ne veut plus avancer les yeux fermés.

Elle veut comprendre les règles, connaître ses droits, identifier les risques, savoir à qui confier son argent et disposer de garanties avant de faire le saut.

À Montréal, le 22 août, la conférence aura permis de mettre ces préoccupations sur la table et d’ouvrir une conversation qui, manifestement, ne fait que commencer.

Retrouvez les témoignages et les moments forts de la conférence sur les différentes plateformes de Bokota TV.

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