Le monde, l’Afrique, le Sénégal pleure la disparition de Halima Gadji, actrice emblématique de l’audiovisuel national, décédée lundi 26 janvier 2026. Au-delà de son talent sur scène et à l’écran, elle s’était imposée comme une voix courageuse sur les souffrances invisibles de la société.
L’actrice n’hésitait pas à parler de sa dépression et des jugements auxquels elle faisait face. « Je ne suis pas née malade, c’est la société qui m’a rendue malade et c’est cette même société qui me juge aujourd’hui », déclarait-elle. Ces mots rappelaient que derrière les sourires peuvent se cacher des douleurs profondes et silencieuses.
Halima dénonçait l’impact des critiques sur l’équilibre mental. Selon elle, les regards et paroles hâtifs pouvaient isoler et fragiliser ceux qui luttent contre leurs démons intérieurs. « On voit une personne toujours souriante, mais qui est morte intérieurement », expliquait-elle.
Sa disparition a bouleversé le milieu culturel sénégalais. Collègues, amis et fans saluent non seulement son talent, mais aussi sa lucidité et son courage face à l’adversité.
Par son témoignage, Halima Gadji laisse un héritage qui dépasse le cadre artistique, un appel à la compréhension et à la bienveillance envers ceux qui souffrent en silence, rappelant que la santé mentale mérite autant d’attention que la réussite sociale ou professionnelle.





