La ville de Goma a été la cible de frappes de drones tôt ce mercredi 11 mars 2026. La rébellion de l’AFC/M23 accuse les Forces armées de la RDC d’être à l’origine de l’attaque et évoque un bilan provisoire de trois morts.
La ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu actuellement sous contrôle de la rébellion de l’AFC/M23, a été visée par des frappes de drones tôt ce mercredi 11 mars 2026. L’information a été rendue publique par les dirigeants de ce mouvement rebelle, qui affirment que les appareils appartiendraient aux Forces armées de la République démocratique du Congo.
Selon un bilan provisoire communiqué par la rébellion, au moins trois personnes ont été tuées. Une bombe aurait touché une résidence située dans le quartier Himbi, à proximité du lac Kivu, provoquant des dégâts matériels et une vive inquiétude parmi les habitants de la ville.
Le coordonnateur adjoint de l’AFC/M23, Bertrand Bisimwa, accuse directement le régime de Félix Tshisekedi d’être responsable de cette attaque. Dans un message publié sur le réseau social X, il dénonce une nouvelle escalade de la violence et fustige le silence des partenaires internationaux impliqués dans les processus de médiation.
« En ce moment, la ville de Goma est attaquée par des drones du régime de Kinshasa. Cette nouvelle escalade de la violence nous est imposée par Kinshasa et s’inscrit dans sa logique de violation permanente du cessez-le-feu, au silence étonnant des partenaires du processus de paix », a-t-il déclaré.
Ces incidents interviennent alors que plusieurs partenaires internationaux ont récemment exprimé leurs préoccupations face aux violations répétées du cessez-le-feu dans l’Est de la RDC. Dans une déclaration conjointe rendue publique le 5 mars, plusieurs pays occidentaux ainsi que l’Union européenne ont dénoncé la poursuite des hostilités malgré les engagements pris dans le cadre de l’Accords de Washington du 4 décembre 2025 et du processus de Doha du 19 juillet 2025.
Ces États, membres du Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs, ont notamment pointé l’utilisation de drones dans les opérations militaires, estimant que ces attaques mettent gravement en danger les populations civiles. Ils appellent toutes les parties au conflit à cesser immédiatement les hostilités et à reprendre les négociations, tout en soulignant qu’aucune solution militaire durable ne peut résoudre la crise.
Malgré les efforts diplomatiques menés notamment par l’Union africaine et plusieurs partenaires internationaux, les initiatives de paix peinent encore à produire des résultats concrets sur le terrain. La situation reste marquée par des tensions persistantes entre Kinshasa et Kigali, ainsi qu’entre le gouvernement rd-congolais et la rébellion de l’AFC/M23.
