Le spectre d’un boycott iranien à moins de cent jours de la Coupe du monde 2026 se confirme. Ahmad Donjamali, ministre iranien des Sports, a annoncé ce mercredi 11 mars 2026 que l’Iran ne participera pas au tournoi organisé aux États-Unis.
Dans des propos relayés par Frankfurter Allgemeine, il a affirmé : « Étant donné que ce gouvernement corrompu [les États-Unis] a assassiné notre leader, nous ne sommes en aucun cas en mesure de participer à la Coupe du monde. »
Cette position radicale fait écho aux déclarations de Mehdi Taj, président de la Fédération iranienne de football : « Quelle personne sensée enverrait son équipe nationale aux États-Unis ? » Selon eux, l’ombre des tensions politiques et diplomatiques surpasse l’intérêt sportif.
Face à cette situation, les organisateurs du tournoi cherchent à rassurer. Heimo Schirgi, directeur des opérations de la Coupe du monde, a insisté : « Le tournoi est trop important pour être renvoyé en raison de la guerre au Moyen-Orient. Nous trouverons une solution pour que tous les participants puissent jouer. »
Pour sa part, Gianni Infantino, président de la FIFA, a lui aussi pris la parole pour tenter d’apaiser les tensions : « Le président Trump m’a assuré que l’équipe nationale d’Iran est la bienvenue au Mondial. Plus que jamais, nous avons besoin d’un événement capable de rassembler les peuples. »
Si la décision iranienne semble ferme pour l’instant, le débat reste ouvert et pourrait connaître de nouveaux rebondissements dans les semaines à venir. L’opinion internationale observe attentivement la situation, consciente que le Mondial pourrait devenir un symbole autant politique que sportif.
