La lutte contre les violences numériques faites aux femmes s’est invitée dans le débat public ce jeudi 13 août 2026 à Kinshasa. Réunis à l’espace Royal, plusieurs participants ont manifesté leur soutien à la Première Dame Denise Nyakeru Tshisekedi, visée ces derniers jours par des insultes, des menaces et d’autres attaques sur les réseaux sociaux.
Au-delà du cas de la Première Dame, les organisateurs ont voulu attirer l’attention sur le cyberharcèlement qui touche également de nombreuses femmes congolaises. Ils appellent à une meilleure protection des victimes et à davantage de responsabilité dans l’utilisation des plateformes numériques.
La mobilisation s’est achevée par le dépôt d’un mémorandum au Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication, CSAC. Le document demande notamment à l’organe de régulation de renforcer son action face aux contenus injurieux et menaçants diffusés en ligne.
Prenant part à l’activité, le président du CSAC, Christian Bosembe, a déclaré avoir récemment échangé avec des responsables de TikTok. Selon lui, des démarches sont envisagées pour obtenir la fermeture d’environ 2 000 comptes qu’il associe à des pratiques de « délinquance numérique ».
La multiplication des attaques visant Denise Nyakeru Tshisekedi remet ainsi au centre des discussions la question de la régulation des réseaux sociaux en RDC, entre protection des personnes, liberté d’expression et responsabilité des internautes.
