Le président colombien Gustavo Petro demande le rapatriement sans délai de ses ressortissants transférés en République démocratique du Congo après leur expulsion des États-Unis. Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par des tensions autour des politiques migratoires et de leurs implications diplomatiques.
Dans un message publié sur le réseau X, le chef de l’État colombien dénonce une situation qu’il qualifie d’inacceptable. Il évoque des traitements qu’il juge contraires à la dignité humaine et parle d’une forme d’ostracisme visant ses compatriotes. Il fait également référence à des accusations qu’il considère comme diffamatoires, tout en dénonçant une humiliation infligée à son pays.
Gustavo Petro instruit son ministère des Affaires étrangères de prendre toutes les mesures nécessaires pour organiser le retour immédiat des personnes concernées. Il insiste sur des conditions de transfert respectueuses des droits humains, en excluant toute forme de contrainte physique. Cette exigence traduit une volonté claire d’encadrer strictement les modalités de rapatriement.
Au total, quinze migrants dont des ressortissants colombiens sont arrivés à Kinshasa le 17 avril. Ils sont pris en charge par les autorités américaines en attendant leur retour vers leur pays d’origine. La capitale congolaise apparaît dans ce dossier comme un point de transit, ce qui relance le débat sur les pratiques d’expulsion vers des pays tiers et leurs conséquences sur les relations internationales.
