Accueil » Canada : plus de 22 000 personnes expulsées en 2025, plus de 33 000 toujours recherchées !

Canada : plus de 22 000 personnes expulsées en 2025, plus de 33 000 toujours recherchées !

by Etienne Kambala
0 comments

Au Canada, la lutte contre l’immigration illégale s’est intensifiée en 2025, mais les résultats restent marqués par un important arriéré de personnes non‑conformes aux lois sur l’immigration.

Selon des données officielles de l’Agence des services frontaliers du Canada (CBSA) présentées devant un comité parlementaire et rendues publiques récemment, plus de 22 000 personnes ont été expulsées du pays au cours des douze derniers mois dans le cadre de la mise en œuvre des ordres de renvoi.

La même source indique que l’inventaire dit des « mandats d’exécution » compte actuellement plus de 33 000 personnes qui n’ont pas respecté leurs ordres de départ ou n’ont pas comparu devant les autorités pour leur renvoi. Ce chiffre reflète le nombre d’individus que la CBSA cherche activement à localiser pour exécution d’un mandat d’immigration, sans qu’ils aient encore été retracés ou expulsés.

Un renforcement des expulsions en 2025

banner

Le Canada a mené en 2025 le plus grand nombre de renvois forcés en une décennie, avec près de 19.000 étrangers retirés du territoire selon les bilans annuels publiés à la fin de l’année. La majorité de ces actions a été motivée par le non‑respect de la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés : « Séjour après expiration de visa, refus de quitter après un refus d’asile ou violation de conditions de permis. »

Outre ces expulsions, la CBSA classe plusieurs milliers d’autres cas comme « removals in progress » (personnes en cours de renvoi, souvent en attente de documents de voyage ou de coordination avec des pays d’origine). Les mandats restants incluent aussi ceux qui ont échappé aux autorités, parfois depuis plusieurs années.

Ce chiffre de plus de 33.000 personnes recherchées n’est pas nouveau. Selon les responsables de l’agence, il a fluctué autour de ce niveau depuis plusieurs années. Beaucoup de personnes entrent régulièrement dans les inventaires de la CBSA à mesure que de nouveaux cas de non‑conformité ou d’échec à quitter sont enregistrés.

Lors d’auditions parlementaires, des représentants de l’agence ont comparé l’effort de mise en œuvre des expulsions à « vider un bain alors que l’on laisse couler l’eau du robinet », la CBSA exécute régulièrement des renvois, mais de nouveaux cas s’ajoutent presque aussi vite.

Débats politiques et défis opérationnels

L’augmentation des expulsions s’inscrit dans un contexte de durcissement des contrôles migratoires et d’intensification de la coopération avec les États‑Unis. Le gouvernement canadien a alloué davantage de ressources pour accélérer les renvois tout en maintenant des mécanismes de protection pour certains demandeurs d’asile.

Cependant, la grande taille de l’inventaire des recherchés pose des défis logistiques et juridiques. De nombreux individus s’intègrent dans des communautés locales, changent d’identité ou contestent les décisions devant les tribunaux, prolongeant ainsi leur séjour malgré un ordre de départ. Cela alimente des critiques sur l’efficacité des mécanismes d’exécution et soulève des débats sur l’équilibre entre sécurité, droits et respect des lois.

You may also like