La Fédération jamaïcaine de football (JFF) a enclenché une procédure officielle auprès de la Fédération internationale de football association (FIFA), à la suite de son élimination face à la RDC (1-0), mardi 31 mars 2026, en finale du barrage intercontinental disputée à Guadalajara, au Mexique.
Dans une correspondance en préparation, les dirigeants jamaïcains entendent signaler ce qu’ils considèrent comme un dysfonctionnement majeur du dispositif arbitral. En cause, la validation du but décisif inscrit en prolongation, au terme d’une action jugée irrégulière par la partie caribéenne.
Le président de la JFF, Michael Ricketts, a confirmé avoir donné instruction à son secrétaire général Gregory Daley de saisir la FIFA, avec transmission du dossier à la CONCACAF. « Il ne s’agit pas d’introduire un recours, mais de documenter une situation que nous estimons inacceptable », a-t-il déclaré au Jamaica Observer, évoquant une « faute de main évidente ».
Selon les éléments avancés par la JFF, l’action décisive survenue à la 100e minute présente une anomalie d’interprétation. Sur un corner de Bryan Cipenga, Axel Tuanzebe inscrit le but de la qualification. Si la décision arbitrale valide un contact du ventre, les Jamaïcains soutiennent que la trajectoire du ballon est modifiée par la main du joueur. « La VAR avait les moyens de corriger cette décision », insiste Ricketts.
La démarche jamaïcaine s’inscrit toutefois dans un cadre non contentieux. Aucun recours visant à rejouer la rencontre n’est envisagé. L’objectif affiché consiste plutôt à interpeller l’instance mondiale sur l’usage et l’efficacité de l’assistance vidéo dans des matchs à fort enjeu.
Entre exploit sportif et polémique arbitrale, le débat reste ouvert. Mais à Kinshasa comme à travers tout le pays, l’essentiel est ailleurs. Les Léopards ont écrit une page attendue depuis des générations, ramenant la RDC sur la scène mondiale 52 ans plus tard. Et dans la mémoire collective, ce but restera avant tout celui d’un peuple qui retrouve enfin sa place au Mondial.
