Abolition du PEQ : des manifestations annoncées ce samedi !

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Des manifestations sont annoncées ce samedi 7 février 2026 à travers le Québec pour dénoncer l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ). Des groupes de défense des personnes immigrantes, soutenus par les grandes centrales syndicales, exigent l’instauration d’un droit acquis pour les personnes déjà établies dans la province.

Des rassemblements sont prévus à 14h00′ à Montréal, Québec, Trois-Rivières, Sherbrooke, Saguenay (Chicoutimi), Gatineau et Rimouski. Ces mobilisations sont appuyées par les centrales syndicales CSN, CSQ et FTQ. Elles sont organisées par le collectif « Le Québec c’est nous aussi » (LQCNA), qui milite pour la défense des droits et des conditions de vie des personnes immigrantes au Québec.

Au cœur des revendications, l’instauration d’une clause de droit acquis, dite « clause grand-père », pour les personnes déjà présentes au Québec sous le régime du PEQ. « Le but, c’est de montrer que la mobilisation ne s’arrête pas. Le but, c’est d’avoir la clause grand-père », a déclaré vendredi Florence Bollet Michel, porte-parole de LQCNA et travailleuse sociale.

Selon elle, l’abolition du programme entraîne des conséquences humaines et économiques majeures. « Ce sont des drames humains et des drames économiques qui sont en train de se dérouler à travers tout le Québec », affirme-t-elle, évoquant des familles plongées dans l’incertitude et des employeurs incapables de se projeter à moyen terme. « C’est cruel », tranche-t-elle.

Jeudi, le ministre de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration, Jean-François Roberge, a assuré que les quelque 6 300 travailleurs de la santé potentiellement touchés seraient sélectionnés via le nouveau Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ). Une promesse jugée insuffisante par les organisations mobilisées, qui réclament une protection pour l’ensemble des personnes concernées par la disparition du PEQ.

Le PSTQ, appelé à remplacer le PEQ, permettra au gouvernement de sélectionner les candidats en fonction des pénuries de main-d’œuvre, des besoins régionaux et de la maîtrise du français. Une approche qui, pour les groupes mobilisés, laisse de côté des milliers de travailleurs déjà intégrés à la société québécoise.

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