Une Congolaise installée au Québec et son fils de 7 ans seront renvoyés du Canada vers le Congo-Brazzaville le 26 septembre prochain, après le rejet définitif de leur demande d’asile. À quelques jours de leur départ, la situation de cette famille provoque une mobilisation dans l’école fréquentée par l’enfant, à Québec.
Arrivés au Canada en 2023, la mère et son fils avaient demandé la protection des autorités canadiennes après avoir quitté le Congo-Brazzaville dans un contexte qu’elle présente comme dangereux pour leur sécurité.
La mère, dont l’identité est protégée et qui est présentée sous le prénom fictif de Gloria, affirme que son conjoint a disparu après son arrestation en 2021. Celui-ci travaillait alors au cabinet d’un ministre congolais.
Depuis cette disparition, elle assure que les deux familles font l’objet de menaces. Elle affirme également que certains de leurs proches auraient récemment été victimes de violences en raison de leurs liens avec son conjoint. C’est sur la base de ces éléments que Gloria dit craindre un retour au Congo-Brazzaville, estimant que sa sécurité et celle de son enfant pourraient être compromises. Sa demande d’asile n’a cependant pas abouti.
Après une première décision négative, la mère avait exercé un recours. Le 31 juillet dernier, elle a appris que sa demande était définitivement rejetée. Le 27 août, elle et son fils ont ensuite été informés qu’ils devaient quitter le Canada le 26 septembre.
La mère conteste certains aspects du traitement de son dossier. Elle estime notamment que plusieurs confusions auraient pu influencer l’examen de sa situation et continue de chercher des moyens juridiques pour tenter d’éviter leur renvoi.
Au Québec, le cas de cette famille a suscité une forte réaction au sein de l’école primaire Saint-Fidèle, dans le quartier Limoilou, où le garçon poursuit sa scolarité. Dans la journée du jeudi 17 septembre, des parents, des élèves et des membres du personnel de l’établissement se sont mobilisés pour soutenir l’enfant et sa mère. Pour la communauté scolaire, l’enjeu est aussi celui de l’avenir d’un garçon qui a construit une partie de sa vie au Québec depuis son arrivée en 2023.
Une campagne de sociofinancement a également été mise en place afin d’aider la famille à couvrir les frais liés aux démarches juridiques, administratives et aux déplacements nécessaires pour défendre le dossier.
À moins d’une suspension de la procédure ou d’une nouvelle décision des autorités canadiennes, Gloria et son fils devront quitter le territoire le 26 septembre prochain pour le Congo-Brazzaville. À suivre…
Crédit Photo A La Une : Catherine Bouchard
