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Québec : le mauvais état des infrastructures pèse sur le quotidien

by Etienne Kambala
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Au Québec, l’état des infrastructures publiques s’impose désormais comme une préoccupation politique de premier plan. Selon un sondage Léger commandé par l’Ordre des ingénieurs du Québec et publié par La Presse, 82 % des Québécois considèrent que cette question doit compter parmi les enjeux importants des prochaines élections provinciales.

Cette inquiétude repose sur une réalité déjà vécue par une partie importante de la population. Près de 46 % des répondants affirment qu’eux-mêmes ou un membre de leur famille ont déjà subi les conséquences du mauvais état des infrastructures publiques.

Les routes figurent parmi les principales sources de mécontentement. À l’échelle de la province, 29 % des personnes interrogées disent qu’un véhicule a déjà été endommagé à cause de l’état de la chaussée. Dans la grande région de Montréal, cette proportion grimpe à 33 %.

Les difficultés concernent également les services publics essentiels. Quinze pour cent des répondants disent avoir éprouvé des problèmes pour accéder à un établissement de santé à la suite de la fermeture de certains locaux. La même proportion rapporte avoir été confrontée à des ruptures d’aqueduc, des avis d’ébullition ou d’autres problèmes liés à l’eau. Par ailleurs, 7 % évoquent la fermeture urgente d’une école.

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Le sondage a été réalisé du 7 au 9 août auprès de 1 017 résidents du Québec âgés de 18 ans et plus. À titre indicatif, la marge d’erreur maximale pour un échantillon probabiliste de cette taille serait de 3,1 %, 19 fois sur 20.

Au-delà du constat, les Québécois semblent également exprimer une préférence claire sur la manière d’investir les fonds publics. Selon l’enquête, 71 % des répondants souhaitent que le gouvernement privilégie l’entretien et la réparation des infrastructures déjà existantes plutôt que la construction de nouveaux ouvrages.

Cette préoccupation est encore plus marquée chez les personnes âgées de 55 ans et plus. Dans cette catégorie, 93 % des répondants considèrent l’état des infrastructures comme un enjeu important des prochaines élections.

Pour l’Ordre des ingénieurs du Québec, cette tendance confirme l’urgence d’agir. L’organisation évalue à plus de 40 milliards de dollars le déficit de maintien des actifs publics et réclame une meilleure planification de l’entretien des routes, ponts, écoles, hôpitaux et autres équipements collectifs.

L’Ordre entend désormais suivre de près les engagements des partis politiques sur ce dossier. À mesure que les pannes, fermetures et dégradations deviennent plus visibles, la question des infrastructures ne relève plus seulement de la gestion technique : elle devient un enjeu directement lié à la qualité des services publics et au quotidien des Québécois.

Crédit Photo A La Une : Dr. Tiers

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