Le gouvernement congolais poursuit son offensive pour accélérer la transformation numérique du pays. Un nouveau partenariat a été conclu avec l’entreprise chinoise Genew Technologies, qui annonce son intention d’investir 1,5 milliard de dollars dans la construction d’une dorsale nationale de fibre optique reliant plusieurs régions de la République démocratique du Congo.
Le protocole d’accord a été signé à Kinshasa entre le ministre des Postes, Télécommunications et Numérique, José Mpanda Kabangu, et les responsables de Genew Technologies. Le projet prévoit notamment la pose d’environ 1 700 kilomètres de fibre optique le long du fleuve Congo et de ses affluents, complétés par près de 400 kilomètres de connexions terrestres afin d’étendre la couverture du réseau.
Pour les autorités congolaises, cette infrastructure devrait contribuer à réduire la fracture numérique qui freine encore le développement économique du pays. Malgré un marché des télécommunications en pleine croissance, une grande partie du territoire reste insuffisamment desservie par les infrastructures à haut débit, en particulier dans les zones éloignées des grands centres urbains.
L’entreprise chinoise affirme qu’elle ne se limitera pas à la pose des câbles. Elle prévoit également de fournir les équipements nécessaires au fonctionnement du réseau, d’assurer sa maintenance et de former des techniciens congolais pour accompagner son exploitation sur le long terme. La première phase du projet nécessiterait à elle seule plus de 400 millions de dollars.
Cette annonce intervient dans un contexte où la RDC multiplie les initiatives pour moderniser son secteur numérique. Plusieurs institutions financières internationales et opérateurs privés financent déjà des projets de connectivité à travers le pays. Toutefois, le partenariat avec Genew Technologies se distingue par l’ampleur de l’investissement annoncé.
Si les ambitions affichées sont importantes, le projet devra encore franchir plusieurs étapes avant son lancement effectif. À ce jour, les modalités de financement, le calendrier d’exécution ainsi que le mécanisme de mise en œuvre n’ont pas été détaillés publiquement. La concrétisation de cet engagement sera donc déterminante pour mesurer l’impact réel de cette nouvelle initiative sur le développement numérique de la RDC.
Crédit Photo A La Une : Vincent Fournier – JA
