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« Mon combat, ma mission est de rétablir la paix en RDC et de remettre le pays sur les rails », Félix Tshisekedi à Moscou

by Etienne Kambala
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Félix Tshisekedi se projette déjà dans l’après-présidence. Devant la diaspora congolaise réunie à Moscou, le chef de l’État a affirmé qu’une fois son mandat terminé, il entend rester au service de la République et soutenir son successeur plutôt que s’opposer à lui par les armes.

Le président congolais s’est exprimé vendredi 30 octobre 2026, à l’occasion d’un échange avec la communauté congolaise vivant en Russie, en marge de son séjour à Moscou consacré au troisième Sommet Russie-Afrique.

« Moi, je suis un passager et le Congo restera toujours le Congo. Mon combat, ma mission est de rétablir la paix en RDC et de remettre le pays sur les rails du développement pour aller de l’avant. Celui qui viendra après moi va continuer le travail. Je serai à sa disposition », a déclaré Félix Tshisekedi.

Le chef de l’État affirme ainsi vouloir accompagner celui qui lui succédera, y compris en lui donnant son avis ou des conseils s’ils lui sont demandés. Une position qu’il présente comme une manière de placer la continuité de l’État au-dessus des rivalités politiques.

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Cette déclaration prend une résonance particulière dans le contexte actuel. Depuis le 12 octobre, l’ancien président Joseph Kabila dirige le Front pour la refondation de la nation, une nouvelle structure politico-militaire mise en place à Goma autour de plusieurs responsables de l’ancienne coalition AFC/M23. Le FRN affirme vouloir combattre le pouvoir de Kinshasa « par tous les moyens y compris la force ». Sans se limiter à ce contexte, Félix Tshisekedi a tenu à tracer sa propre ligne.

« Je ne prendrai jamais les armes contre mon pays. S’il y a des mécontentements ou s’il faut se fâcher, je vais me fâcher d’une autre manière », a-t-il déclaré.

Pour justifier cette position, le président a évoqué l’histoire de l’UDPS et la lutte menée sous Étienne Tshisekedi contre le régime de Mobutu. Selon lui, le parti avait refusé à l’époque plusieurs possibilités de recourir à une rébellion armée, y compris lorsque des soutiens auraient été proposés depuis des pays voisins. « Derrière Étienne Tshisekedi wa Mulumba, nous avons combattu sans toucher aux armes, et pourtant, ce n’est pas la tentation qui manquait », a-t-il soutenu.

Les propos tenus à Moscou interviennent alors que l’Est de la RDC reste au centre des préoccupations du pouvoir. Lors du Sommet Russie-Afrique, Félix Tshisekedi avait également insisté sur la paix, la souveraineté nationale et le rétablissement de l’autorité de l’État, tout en défendant une diversification des partenariats internationaux de Kinshasa.

À un peu plus de deux ans de la fin de son second mandat constitutionnel, Tshisekedi présente donc le rétablissement de la paix et la poursuite du développement comme les priorités qu’il veut laisser à son successeur. À Moscou, il a surtout tenu à fixer une ligne pour l’après-pouvoir, celui de rester dans le jeu institutionnel, même lorsqu’il ne sera plus à la tête de l’État.

Crédit Photo A La Une : Présidence RDC

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