La qualification des Léopards pour la Coupe du monde 2026 s’accompagne déjà de premières frictions. Derrière l’euphorie populaire, une incompréhension s’installe entre la FECOFA et plusieurs clubs européens. Au cœur du désaccord, le prolongement du séjour de certains internationaux à Kinshasa après la trêve, en marge des activités protocolaires organisées par les autorités.
Les clubs concernés ne cachent pas leur agacement. Ils s’appuient sur les règles de la FIFA qui encadrent strictement la mise à disposition des joueurs et exigent leur retour immédiat une fois la période internationale terminée. Pour ces formations, ces retards désorganisent les effectifs et compliquent la préparation dans une phase déterminante de la saison.
À Kinshasa, la réponse est sans détour. Le président Félix Tshisekedi assume ce choix politique et sportif. Il écarte toute pression liée à d’éventuelles sanctions financières et garantit que celles-ci seront prises en charge. Dans une déclaration relayée par RFI, il affirme que ces pénalités ne doivent en aucun cas impacter les joueurs : « Les amendes, vous vous adressez à la Fédération et on paie. Donc, il ne faut pas que ça pèse sur vous. »
Dans le même temps, les autorités congolaises regardent déjà vers la suite. Le retour en Coupe du monde, plus de cinquante ans après la dernière participation, impose une nouvelle exigence. Placés face à des adversaires comme le Portugal, la Colombie et l’Ouzbékistan, les Léopards entendent afficher des ambitions élevées et s’inscrire dans une dynamique de performance.
Crédit imagine à la une : Présidence RDC
