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« La plus grosse blague », Paul Le Perc s’attaque à la gestion des droits d’auteur par la SOCODA

by Etienne Kambala
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À qui profite réellement l’exploitation des œuvres en République démocratique du Congo ? Alors que les chansons congolaises circulent dans les médias, les lieux publics et désormais massivement sur les plateformes numériques, la rémunération des créateurs reste au cœur des préoccupations du secteur culturel.

Pour Paul Le Perc Ngoie, la SOCODA, structure chargée de la gestion collective des droits d’auteur et des droits voisins en RDC, n’a pas été à la hauteur de cette mission. Intervenant dans Sektion Musik, il a livré une critique particulièrement virulente de son fonctionnement.

« Socoda c’est la plus grosse blague de gestion des droits d’auteur au monde », a-t-il lâché sans détour.

Derrière cette déclaration se pose une question essentielle pour les artistes congolais : comment s’assurer qu’une œuvre exploitée génère effectivement des revenus pour son créateur ?

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La SOCODA est censée jouer ce rôle d’intermédiaire. Elle collecte les redevances auprès des utilisateurs des œuvres avant de les répartir entre les ayants droit. Mais son fonctionnement fait régulièrement l’objet de contestations dans le milieu culturel congolais, notamment autour de la gouvernance, de la collecte et de la redistribution des droits.

Paul Le Perc fait partie des acteurs qui réclament depuis plusieurs années une réforme du secteur. Sa position dépasse donc la seule critique ponctuelle de la SOCODA. Elle traduit sa remise en cause d’un système qu’il estime incapable d’assurer efficacement la protection économique des créateurs.

Le sujet devient d’autant plus important que les modes de consommation de la musique évoluent. Streaming, télévision, radio, concerts, établissements commerciaux ou encore réseaux sociaux multiplient les espaces dans lesquels les œuvres peuvent être exploitées.

Pour les créateurs congolais, l’enjeu n’est donc plus seulement de produire et de faire connaître leurs œuvres. Il est aussi de pouvoir identifier leur exploitation, percevoir les redevances correspondantes et bénéficier d’un mécanisme de répartition jugé fiable.

En qualifiant la SOCODA de « plus grosse blague de gestion des droits d’auteur au monde », Paul Le Perc relance ainsi un débat qui dépasse l’institution elle-même, c’est-à-dire celui de la construction en RDC d’un système capable de faire de la propriété intellectuelle une véritable source de revenus pour les créateurs.

Crédit Photo A La Une : Dr. Tiers

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