Face à la mobilisation des Québécoises et Québécois, le gouvernement de la CAQ recule sur le Programme de l’expérience québécoise (PEQ). Une décision saluée par l’opposition, qui dénonce une mesure mal préparée et souligne l’attachement de la population aux immigrants déjà intégrés.
Le gouvernement de la CAQ a annoncé qu’il suspendait l’abolition du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) jusqu’à la fin de la course à la chefferie du parti. Cette décision intervient après des manifestations massives et des pressions citoyennes soulignant l’impact humain de la mesure.
Avant cette annonce, Sol Zanetti, porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de relations canadiennes, avait proposé que la CAQ « suspende l’abolition du PEQ jusqu’au moins à la fin de leur course à la chefferie pour qu’on voit qu’est-ce qui va se passer avec ça ». Cette recommandation s’inscrivait dans une série de critiques sur le manque de préparation et d’évaluation des conséquences sociales de la réforme.
Dans un point de presse conjoint le mardi 10 février 2026, Ruba Ghazal, cheffe du deuxième groupe d’opposition, et Zanetti ont dénoncé les effets négatifs d’une suppression hâtive du programme. « Ce qu’ils avaient sous-estimé, par exemple, c’est à quel point les Québécoises et les Québécois allaient défendre les immigrants aujourd’hui. C’est ce qu’on a vu dans les manifestations en fin de semaine », a déclaré Zanetti.
Le porte-parole a décrit les liens tissés avec les immigrants touchés : « Les personnes qui attendaient d’être sélectionnées dans le PEQ sont devenues nos collègues, nos amis, les parents des amis de nos enfants, nos voisins. Aujourd’hui, on voit concrètement l’impact terrible qu’aurait leur départ du Québec. Mais on les aime et on veut les garder. L’amitié et la solidarité du peuple québécois triomphent de la peur ».
En réponse, le gouvernement propose maintenant de réactiver temporairement le PEQ et d’offrir une « clause grand-père » aux personnes déjà inscrites, une mesure visant à atténuer les inquiétudes et à sécuriser les parcours des immigrants déjà intégrés.





