Le ministre de l’Immigration du Québec, Jean-François Roberge, défend le remplacement du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) et insiste sur le fait que les critiques récentes reposent sur des informations incomplètes.
Jeudi dernier, à l’émission Dumont, le ministre a expliqué que le nouveau programme n’est pas un tirage au sort, mais une sélection ciblée : « Je choisis à qui je vais donner la permanence », a-t-il déclaré. Selon lui, beaucoup de personnes s’expriment dans les médias sans consulter les informations officielles disponibles sur le site du ministère.
Jean-François Roberge a comparé le processus à celui de l’admission universitaire ou de l’immigration dans d’autres pays : « Si je veux immigrer en France ou en Allemagne, je m’informe, je sais comment postuler. Ici, il faut faire de même et bien postuler. » Il insiste sur la nécessité de suivre les procédures pour éviter les malentendus.
Le ministre a également réfuté les critiques concernant l’absence de clause « grand-père » pour les candidats du PEQ. Les dossiers déjà soumis seront traités, tandis que ceux qui n’avaient pas postulé devront se conformer au nouveau programme. Il rappelle que le gel d’un an du programme avait amplifié l’inquiétude publique.
Enfin, Jean-François Roberge estime que l’ouverture du nouveau programme la semaine prochaine devrait apaiser les tensions. Québec prévoit d’accueillir 45 000 immigrants par an, grâce à la planification mise en place l’automne dernier.





