Six députés républicains de la Chambre américaine ont rejoint le mercredi 11 février 2026 les démocrates pour voter la fin des droits de douane imposés au Canada par Donald Trump, un geste symbolique qui met en lumière les divisions au sein du parti présidentiel.
Le vote marque un coup d’arrêt pour la politique économique protectionniste de Donald Trump. Les députés rebelles ont voté en faveur de l’abrogation des surtaxes imposées sur les produits canadiens, malgré les menaces du président américain, qui avait averti que toute opposition aurait des conséquences lors des prochaines élections et primaires.
La résolution doit désormais passer au Sénat. Même si elle était adoptée, Donald Trump pourrait opposer son veto, sa stratégie de droits de douane constituant le socle de sa politique économique depuis son retour au pouvoir en janvier 2025. Outrepasser ce veto nécessiterait une majorité des deux tiers au Congrès, une quasi-impossibilité compte tenu de la majorité républicaine actuelle. L’impact de ce vote reste donc avant tout symbolique.
Pendant le scrutin, le président a rappelé sur sa plateforme Truth Social que les droits de douane assurent « une sécurité économique et nationale » et que « aucun républicain ne devrait être responsable de la destruction de ce privilège ». Malgré cet avertissement, six députés de la majorité ont rejoint les démocrates pour mettre fin à l’état d’urgence décrété en février 2025, qui avait permis d’imposer ces surtaxes sur les produits importés du Canada.
Plusieurs élus républicains ont justifié leur position par la défense du pouvoir constitutionnel du Congrès. « Nous ne pouvons pas et nous ne devons pas changer le détenteur des responsabilités », a déclaré Don Bacon, opposé à l’idée que le président impose unilatéralement des droits de douane.
Les importations canadiennes ont été touchées par des surtaxes pouvant atteindre 35 %, bien que des exemptions aient été prévues pour l’énergie et les biens relevant de l’accord de libre-échange entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, laissant plus de 85 % des échanges commerciaux exempts de taxes.





