En tournée au Saguenay pour lancer sa campagne régionale, le candidat à la chefferie de la CAQ, Bernard Drainville, propose le retour d’une clause de droits acquis pour des travailleurs immigrants déjà établis au Québec, notamment ceux issus du Programme d’expérience québécoise (PEQ).
De passage au Saguenay, Bernard Drainville amorce sa tournée des régions du Québec avec un message clair sur l’immigration. Le député de Lévis souhaite que le PEQ, aboli en novembre dernier par le ministre de l’Immigration Jean-François Roberge, puisse être remis en place pour certains travailleurs étrangers temporaires œuvrant dans des secteurs clés.
En interview pour le média Radio-Canada, le candidat à la chefferie de la CAQ affirme que les travailleurs établis au Québec depuis au moins deux ans, maîtrisant le français à un niveau intermédiaire et actifs dans la santé, l’éducation (incluant les services de garde), la construction ou le manufacturier spécialisé, devraient bénéficier d’un droit acquis. Selon lui, le Québec doit pouvoir retenir cette main-d’œuvre essentielle.
Bernard Drainville insiste toutefois sur la nécessité de maintenir un équilibre. Pour chaque travailleur étranger temporaire à qui un droit acquis serait accordé, le nombre de nouvelles admissions devrait être réduit en conséquence. Il défend ainsi un principe de gestion « un pour un » afin de contrôler les flux migratoires.
Poursuivant sa tournée régionale, Bernard Drainville se rendra cet après-midi à Chicoutimi. Il sera accompagné du député de Jonquière, Yannick Gagnon, pour appuyer le candidat caquiste Francis Tremblay dans le cadre de l’élection partielle.





