Ghislaine Maxwell, ancienne complice de Jeffrey Epstein, a refusé lundi de répondre aux questions d’une commission parlementaire américaine, sauf en échange d’une grâce présidentielle de Donald Trump. Sa décision relance les tensions autour du scandale Epstein, qui touche plusieurs personnalités politiques.
La Britannique de 64 ans, condamnée en 2022 à 20 ans de prison pour exploitation sexuelle, a invoqué à plusieurs reprises le Cinquième amendement de la Constitution, garantissant à tout citoyen le droit de ne pas s’auto-incriminer. « J’invoque mon droit au silence », a-t-elle répété plus de dix fois, lors de son audition par visioconférence depuis sa prison du Texas, selon les images de la séance.
Ses avocats avaient prévenu qu’elle se refuserait à toute déclaration. Mais ils ont ajouté qu’elle accepterait de témoigner si elle obtenait une grâce présidentielle, notamment pour assurer que « le président Trump et le président Clinton sont innocents de tout méfait », a déclaré Me Markus.
Le président républicain de la commission, James Comer, a exprimé sa déception face à ce refus de coopérer. Cette audition survient après la publication par le département de la Justice de plus de trois millions de pages de documents liés à l’affaire Epstein. Todd Blanche, numéro 2 du département, a précisé qu’aucune information nouvelle ne permettrait d’engager des poursuites supplémentaires.
Si l’administration Trump a accompli, selon M. Blanche, ses obligations de transparence imposées par une loi de novembre 2025, plusieurs élus ont dénoncé des caviardages jugés excessifs. Six noms d’hommes apparemment impliqués ont été occultés, sans justification claire. Les parlementaires Thomas Massie et Ro Khanna ont consulté ces documents, exigeant la divulgation complète, notamment d’une mention évoquant une « vidéo de torture » d’Epstein.
La commission prévoit d’auditionner prochainement Bill et Hillary Clinton, tous deux demandant que ces séances soient publiques pour éviter toute manipulation politique. Pendant ce temps, l’élue démocrate Melanie Stansbury estime que le message de Maxwell est clair, c’est-à-dire que son silence « peut être acheté par une grâce », directement adressé à Donald Trump.





