À la tête de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), Corneille Nangaa admet publiquement une collaboration avec le gouvernement rwandais. Une déclaration majeure, après des mois de démentis, qu’il justifie par un intérêt sécuritaire commun autour de la question des FDLR.
« Je confirme ici que nous collaborons avec le Rwanda. Nous avons effectivement un intérêt commun avec le Rwanda, mais sur la question sécuritaire touchant les FDLR », dit-il. Cette déclaration marque un tournant. Corneille Nangaa, membre influent de l’AFC/M23, reconnaît ouvertement une coopération avec Kigali, alors qu’il avait jusque-là nié toute relation de ce type.
Selon lui, cette collaboration repose sur un objectif sécuritaire partagé : la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). « La neutralisation de cette force concerne la RDC et le Rwanda », affirme-t-il, présentant cette coopération comme une réponse à une menace transfrontalière persistante.
Nangaa élargit également cette collaboration à un volet administratif. Il évoque les échanges quotidiens entre les populations des deux pays, notamment entre Goma et Kigali, caractérisés par des mouvements permanents de personnes pour des raisons économiques et sociales.
Ces déclarations, venant d’une figure majeure de l’AFC/M23, interviennent dans un contexte de fortes tensions diplomatiques et sécuritaires dans l’Est de la RDC. Elles confirment l’implication du Rwanda dans la crise rd-congolaise.





