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Trump salue la victoire de PSPP au moment où Québec est en bras de fer avec Ottawa

by Etienne Kambala
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Donald Trump a finalement salué la victoire de Paul St-Pierre Plamondon. Vingt-deux jours après les élections québécoises du 5 octobre 2026, le président américain a félicité publiquement le nouveau premier ministre et chef du Parti québécois, alors que celui-ci entame déjà ses premiers rapports de force avec Ottawa.

Sur Truth Social, Donald Trump a partagé le mardi 27 octobre 2026 un fait un post consacré au succès électoral du Parti québécois, présenté comme un revers pour le premier ministre canadien Mark Carney. Il y a ajouté un message bref : « Félicitations à Paul St-Pierre Plamondon pour sa VICTOIRE ! »

Quelques instants plus tôt, le président américain avait également salué la victoire de Lorne Doerkson en Colombie-Britannique. Il en a profité pour affirmer que « les conservateurs ont le vent dans les voiles au Canada ».

Au Québec, ces félicitations arrivent dans un climat déjà tendu avec le gouvernement fédéral. À peine installé à la tête de la province, Paul St-Pierre Plamondon conteste la place accordée au Québec dans les discussions internationales organisées sur son propre territoire.

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Le désaccord porte sur le Sommet Canada-Union européenne prévu jeudi et vendredi à Montréal. Ottawa a refusé d’accorder une prise de parole officielle au premier ministre québécois. Son gouvernement déplore également le refus fédéral d’autoriser une réception en marge de la rencontre, malgré une demande formulée dès le 15 septembre par l’ancienne administration de Christine Fréchette.

Paul St-Pierre Plamondon considère cette décision comme un « manque de respect grave » envers le Québec. Il estime que sa présence au sommet, sans possibilité de défendre publiquement les intérêts de la province, ne constitue pas une participation suffisante.

Le chef péquiste a notamment tourné en dérision la marge de manœuvre qui lui serait laissée en affirmant que le gouvernement fédéral semblait considérer comme acceptable le simple fait de lui permettre de « servir des crevettes cocktail » lors d’une réception.

Ottawa défend pour sa part ses prérogatives en matière de politique étrangère et l’organisation du sommet. Cette divergence ouvre ainsi l’un des premiers affrontements politiques entre le nouveau gouvernement souverainiste et le gouvernement de Mark Carney.

C’est dans ce contexte que le message de Donald Trump prend une résonance particulière. Rien ne permet toutefois d’établir un lien entre ses félicitations et le différend actuel entre Québec et Ottawa. Le président américain s’est limité à saluer la victoire électorale de Paul St-Pierre Plamondon.

La question américaine avait néanmoins déjà accompagné la campagne québécoise. Avant le scrutin, Christine Fréchette avait évoqué un possible risque d’ingérence américaine après la publication de documents dans lesquels le Parti québécois était présenté par des acteurs américains comme une formation à soutenir.

Paul St-Pierre Plamondon avait alors assuré que son parti n’avait reçu aucune approche de ce type. Il avait aussi refusé de parler d’un « coup monté », tout en s’interrogeant sur le moment choisi pour rendre ces informations publiques.

Le Parti québécois a finalement remporté 60 sièges le 5 octobre, suffisamment pour former un gouvernement minoritaire. La Coalition avenir Québec, au pouvoir avant le scrutin, n’a pour sa part fait élire aucun député.

Trois semaines après ce basculement politique, les félicitations de Donald Trump donnent une nouvelle dimension à la victoire de Paul St-Pierre Plamondon. Elles surviennent surtout au moment où le nouveau gouvernement québécois commence déjà à tester le rapport de force avec Ottawa sur la représentation et les intérêts du Québec.

Crédit Photo A La Une : Capture d’écran discours White House

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