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Québec : le Parti québécois revient au pouvoir, mais sans majorité

by Etienne Kambala
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Le Parti québécois retrouve les commandes du Québec après plus d’une décennie dans l’opposition. La formation de Paul St-Pierre Plamondon a remporté les élections provinciales du lundi 5 octobre 2026, mais sans atteindre les 64 sièges nécessaires pour disposer de la majorité à l’Assemblée nationale.

Selon les résultats préliminaires, le PQ obtient 59 des 127 sièges avec environ 28 % des suffrages. Le Parti libéral du Québec arrive deuxième avec 40 députés et 24,2 % des voix. Le Parti conservateur du Québec réalise une percée historique avec 19 élus, tandis que Québec solidaire conserve 9 sièges. La Coalition avenir Québec, qui dirigeait la province depuis 2018, ne fait élire aucun député.

Cette victoire propulse Paul St-Pierre Plamondon au poste de premier ministre du Québec à 49 ans. Elle marque surtout un spectaculaire retournement de situation pour une formation qui, lors des élections de 2022, n’avait remporté que trois sièges.

Mais le nouveau pouvoir péquiste devra composer avec une Assemblée nationale fragmentée. Avec cinq sièges de moins que la majorité absolue, le PQ aura besoin de l’appui d’au moins une partie de l’opposition pour faire adopter ses projets de loi et survivre aux votes de confiance.

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Le scrutin consacre également un record politique. Avec environ 28 % des voix, le PQ devient le parti ayant accédé au gouvernement avec la plus faible proportion du vote populaire dans l’histoire récente du Québec.

Dans son discours de victoire à Montréal, Paul St-Pierre Plamondon a promis de gouverner pour l’ensemble des Québécois et a tendu la main aux partis d’opposition. Il a aussi maintenu son projet souverainiste. Le chef péquiste souhaite toujours organiser un troisième référendum sur l’indépendance du Québec, mais a indiqué vouloir attendre la fin de la présidence de Donald Trump aux États-Unis avant de lancer une telle consultation.

Cette question pourrait toutefois se heurter à la réalité d’un gouvernement minoritaire, dont la durée dépendra de sa capacité à obtenir régulièrement des compromis au Parlement.

L’autre fait majeur de la soirée reste l’effondrement de la CAQ. Quatre ans après avoir remporté 90 sièges, la formation sortante disparaît complètement de l’Assemblée nationale. Sa cheffe Christine Fréchette a elle-même été battue dans Trois-Rivières.

À l’inverse, les conservateurs d’Éric Duhaime deviennent pour la première fois une force parlementaire importante avec 19 députés. Le Parti libéral, avec ses 40 sièges, formera l’opposition officielle.

Le premier ministre canadien Mark Carney a félicité Paul St-Pierre Plamondon après sa victoire et affiché sa volonté de collaborer avec le prochain gouvernement québécois, notamment sur l’économie, le logement, l’emploi et les conséquences du conflit commercial avec les États-Unis.

Avec un taux de participation annoncé à 66,9 %, les électeurs québécois ont surtout provoqué une profonde recomposition politique. Le PQ reprend le pouvoir, la CAQ disparaît du Parlement et trois partis d’opposition disposent désormais d’un poids suffisant pour influencer directement la survie et les décisions du prochain gouvernement.

Crédit Photo A La Une : Guillaume Didelet

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