La France entend maintenir son engagement aux côtés de la République démocratique du Congo sur les fronts sécuritaire et sanitaire. En visite de travail à Kinshasa, le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a été reçu vendredi 2 octobre 2026 par Félix-Antoine Tshisekedi à la Cité de l’Union africaine.
Pendant cette rencontre, les deux responsables ont abordé les relations entre la RDC et la France, mais surtout deux dossiers qui préoccupent actuellement Kinshasa, la situation dans l’Est du pays et la progression de l’épidémie d’Ebola. Le ministre congolais de la Santé Roger Kamba et la vice-ministre des Affaires étrangères Noëlla Ayeganagato ont également participé aux échanges.
Sur le plan sécuritaire, cette visite intervient alors que les autorités congolaises continuent de mobiliser leurs partenaires autour de la crise dans l’Est. La question reste au centre des efforts diplomatiques engagés pour faire baisser les tensions et obtenir l’application des engagements internationaux liés au conflit.

À cette urgence sécuritaire s’ajoute désormais une crise sanitaire de grande ampleur. Au 23 septembre, l’Organisation mondiale de la santé faisait état de 7 890 cas confirmés d’Ebola et de 3 799 décès dans 63 zones de santé réparties dans sept provinces. L’OMS signalait également la persistance d’un nombre élevé de nouvelles contaminations.
Jean-Noël Barrot a assuré que la France soutiendrait la RDC dans sa riposte contre l’épidémie. Cette mobilisation intervient alors que Kinshasa et ses partenaires cherchent à financer un nouveau plan multisectoriel prévu sur 180 jours. Son coût est estimé à 1,3 milliard de dollars.
L’OMS estime que les avancées enregistrées restent fragiles en raison de la persistance de la transmission et de l’apparition de nouveaux foyers. Les autorités doivent notamment renforcer la surveillance, les capacités de diagnostic et les équipes déployées dans les zones affectées.
La visite du chef de la diplomatie française intervient ainsi à un moment où Kinshasa doit gérer simultanément la pression sécuritaire dans l’Est et une épidémie qui exige des moyens considérables. Deux dossiers sur lesquels la RDC cherche à maintenir l’implication de ses partenaires internationaux.
Crédit Photo A La Une : Présidence RDC
